Cinéma, DVD/video »
L’Agence, énième adaptation de Philip K. Dick et première réalisation de George Nolfi (scénariste de Ocean’s 12 et The Bourne Ultimatum), était porteuse d’une idée intéressante, d’une esthétique soignée (exemplairement: l’affiche) et d’une potentielle place dans le genre du thriller politique paranoïaque.
Le résultat est loin de concrétiser quoi que ce soit…
Cinéma, DVD/video »
« Substance D… D…. D is for Dumbness and Despair and Desertion. The desertion of your friends from you, you from your friends, everyone from everyone. Isolation and loneliness and hating and suspecting each other. D is finally Death. Slow Death. From the head down. »
Extrait de A Scanner darkly (Linklater, 2006)
D, ce pourrait être aussi [...]
Littérature & essais »
Littérature & essais »
Six mois après la publication des Archéologies du futur, les éditions Max Millo publient une nouvelle et passionnante traduction du théoriciens marxistes Fredric Jameson (auteur entre autre du fameux Postmodernism, or the cultural logic of late capitalism). Ce nouveau tome, Penser avec la science-fiction fait de divers textes sur des écrivains et/ou oeuvres de SF, vient compléter les Archéologies…, tout en entretenant un passionnant dialogue sur l’imagination utopique, par des exemples spécifiques.
Cinéma, Interviews »
Cinéma, DVD/video »
Inception dessine à coup sûr la ligne sur laquelle se dirige Christopher Nolan. Que le film soit sujet à débat quand à son sujet, son story design ou ses ambitions philosophiques peut sembler, au vu de l’objet, assez contextuel. D’autant plus que ces quelques points n’ont au fond qu’un seul objectif, celui de se détourner d’une mise en scène qui n’a en fin de compte rien de bien original. Le film n’en a pas moins des contours idéologiques paradoxaux qu’il serait peut-être, comme nous le verrons ici, plus passionnant d’interroger.
Cinéma, DVD/video »
L’emphase est-il débauche ? Ce n’est peut-être pas la question la plus importante que l’on doit se poser concernant ENTER THE VOID mais assurément la première. Que le film soit emphatique et cohérent est effrayant, mais principalement pour des raisons idéologiques. Face au film, nombreux spectateurs (à Cannes notamment) ne se posèrent pas la question : « puis-je accepter un tel film ? » mais « est-ce que je rejoins la conception du monde (donc du cinéma) d’un tel film ? » Comme si d’emblé, le film était fortement idéologique et qu’une telle vision du monde, trop forte, trop volontaire, était immorale.
Cet « hymne à la modération » de la mauvaise critique du film, reste tout de même inquiétante. Prenez Beethoven, Mascagni, Tchaikovsky ou pire Khachaturian. On ne les entendrait pas dans une telle logique.
ENTER THE VOID ne prône rien, ne vend rien, il est, tout simplement. Mais être ENTER THE VOID, c’est aussi être un des plus grand chef-d’oeuvre de l’histoire du cinéma; si contestable aujourd’hui (ce qui est terrible) et donc probablement incontesté demain (ce qui est encore pire).
Cinéma, Littérature & essais »
Introduction à la vie comique
Qu’une chose soit claire, Comédie, mode d’emploi, livre d’entretien d’Emmanuel Burdeau avec Judd Apatow ne tente pas de rivaliser de drôlerie avec les films produits ou réalisés par ce dernier, il évite aussi une dissection méthodique de son comique et au final ne cerne même pas précisément la personnalité multiforme de Judd Apatow. Mais ce sont bien là les qualités du livre dont une analyse ingénieuse fait guise d’introduction (échappant ainsi aux agaçantes introductions sous forme de note biographique) et dont le long entretien arrive à dévoiler beaucoup de Judd Apatow mais aussi à en suggérer encore plus.
Cinéma, DVD/video »
Retour sur la planète Pandora pour répondre, affiner, ou voir d’un autre angle ce qui est aujourd’hui le film qui a rapporté le plus d’argent de toute l’histoire du cinéma (merci à la technologie 3D dont les excedent de coût lors de l’achat d’une place représente 80 % des recettes uniquement aux Etats-Unis).
Un texte qui s’ajoute à un premier donc et tente de focaliser plus précisement les problèmes du film tout en évitant les dérives habituelles se concentrant sur l’aspect visuel ou du film comme « expérience » (soit une majorité de ce qu’on peut lire dans la presse, spécialisée ou non).
Cinéma, DVD/video »
Depuis quelques années, James Cameron prépare Avatar son autoproclamé film révolutionnaire, film ouvrant une nouvelle ère, film inaugurant de nouvelle technique de prise de vue, film le plus cher de l’histoire du cinéma promotion inclue… Mais c’est oublié que James Cameron est un pour toujours cinéaste des 80′s, (période déjà en majorité regressiste, fascinée par les 50′s). Spectaculaire tape à l’oeil, propos manichéen au programme. Les chiens ne font pas des chats.
Médias »
« Tout ce que vous direz pourra être retenu contre vous… ou préférez-vous qu’on oublie tout ça ? »
La question du « droit à l’oubli » était condamné à surgir un jour où l’autre des bas-fonds du web 2.0. Seulement voilà, il relève d’une dialectique contradictoire qui consisterait en premier lieu à masquer ou effacer une vérité rendue licitement publique. Ou pour le dire autrement, le « droit à l’oubli » ne refuserait-il pas qu’internet ne soit totalement une banque d’archive illimitée, gratuite, et ouverte à tous ?
Cinéma, DVD/video »
Mythologie versus pathologie
Où est la part d’ironie et la part de parodie ? Et si Kick Ass n’était pas le film fun et décomplexé qu’il se prétend être mais au contraire déployait par le cynisme une énorme amertume ?
Lorsque Hit-Girl, petite fille de 11 ans doit sauver son père d’une mort atrocement douloureuse, Matthew Vaughn filme son sanglant carnage à l’arme à feu et au couteau façon FPS (vue à la première personne selon une esthétique de jeux vidéo). Certain appelleront ça le mauvais goût exemplaire d’un film réactionnaire. Mais si au contraire Kick-Ass usait de la violence des images pour inaugurer un retour d’autant plus brutal vers une réalité dépréciative ? Si le masque n’était plus ici un symbole idéologique mais exprimait simplement la tentative de cacher une réalité incomplète et donc imparfaite ? En d’autre terme, si le masque ne se donnait pas à voir, mais simplement cacher ?
Cinéma »
Dream a little dream
« Do you remember how you got here ? » cette phrase est prononcée par Leonardo DiCaprio à Ellen page dans Inception pour lui prouver qu’elle est dans un rêve, car « on ne se rappelle jamais le début d’un rêve. » Définition somme toute concevable.
Inception, Predators et Repo men rentrent totalement dans cette définition, lorsque The Fourth kind traite du rêve de manière plus classique.




