Cinéma
Actualités, Cinéma »
AMERIKA/RAPPORT DE CLASSE (Klassenverhaltnisse)
Avertissement : Amerika/Rapport de classe est une adaptation de l’Amerique de Kafka. Je ne parlerai pas ici du roman, que je n’ai pas lu, ni du lien Kafka-Huillet-Straub, que j’ignore, mais bien du film qui reste pour moi le plus beau de ces deux cinéastes.
Actualités, Cinéma »
… Et c’est beau aussi
Film « insidieusement inoubliable » comme l’avouait Alain Resnais, L’Amour c’est gai… emprunte les chemins balisés de la Nouvelle Vague en utilisant les icônes de l’époque. Chemins balisés, et même enterrés depuis une demie-douzaine d’années : ce qui déjà fait du film une œuvre décalée, presque à côté, comme si, par peur de gêner ou d’être assimilée à quiconque, elle fabriquait elle-même sa propre autarcie à coups de ce qu’il convient d’appeler de l’originalité, mais qui, en réalité, n’est que personnalité, unique, tragique et douce, marque des films mémorables.
Cinéma, Toujours en salles »
Cinéma, DVD/video »
L’Agence, énième adaptation de Philip K. Dick et première réalisation de George Nolfi (scénariste de Ocean’s 12 et The Bourne Ultimatum), était porteuse d’une idée intéressante, d’une esthétique soignée (exemplairement: l’affiche) et d’une potentielle place dans le genre du thriller politique paranoïaque.
Le résultat est loin de concrétiser quoi que ce soit…
Cinéma »
Parler des films de Monte Hellman, aujourd’hui, reste une épreuve, particulièrement pour un critique français. Il est vrai que le succès parisien de The Shooting et de Ride In The Whirlwind a beaucoup aidé la production de Two-Lane Blacktop (Macadam à deux voies), et que son auteur doit beaucoup à quelques auteurs européens, naturels ou d’adoption (Sartre, Rivette, Bresson, Beckett, Camus)…
Cinéma, DVD/video »
« Substance D… D…. D is for Dumbness and Despair and Desertion. The desertion of your friends from you, you from your friends, everyone from everyone. Isolation and loneliness and hating and suspecting each other. D is finally Death. Slow Death. From the head down. »
Extrait de A Scanner darkly (Linklater, 2006)
D, ce pourrait être aussi pour « Dream » (rêve) tant A scanner darkly, dans toute l’inconstance de ses traits, semble perpétuer la fascinante mélancolie de l’inconscient. Loin de n’être qu’une habile technique déployée avec ruse, Richard Linklater a bel et …
Cinéma, Interviews »
Cinéma, Interviews »
Cinéma, Toujours en salles »
Une sexagénaire aux yeux tristes consulte un docteur suite à des problèmes de sommeil. Par des questions habiles, le docteur parvient à lui montrer que ces insomnies chroniques sont la marque d’un bonheur insatisfait. Comment cette vieille femme va s’en sortir ? Ce n’est pas la question, l’intrigue bifurque ailleurs, rencontre d’autres personnages…
Cinéma, DVD/video »
Inception dessine à coup sûr la ligne sur laquelle se dirige Christopher Nolan. Que le film soit sujet à débat quand à son sujet, son story design ou ses ambitions philosophiques peut sembler, au vu de l’objet, assez contextuel. D’autant plus que ces quelques points n’ont au fond qu’un seul objectif, celui de se détourner d’une mise en scène qui n’a en fin de compte rien de bien original. Le film n’en a pas moins des contours idéologiques paradoxaux qu’il serait peut-être, comme nous le verrons ici, plus passionnant d’interroger.
Cinéma, DVD/video »
L’emphase est-il débauche ? Ce n’est peut-être pas la question la plus importante que l’on doit se poser concernant ENTER THE VOID mais assurément la première. Que le film soit emphatique et cohérent est effrayant, mais principalement pour des raisons idéologiques. Face au film, nombreux spectateurs (à Cannes notamment) ne se posèrent pas la question : « puis-je accepter un tel film ? » mais « est-ce que je rejoins la conception du monde (donc du cinéma) d’un tel film ? » Comme si d’emblé, le film était fortement idéologique et qu’une telle vision du monde, trop forte, trop volontaire, était immorale.
Cet « hymne à la modération » de la mauvaise critique du film, reste tout de même inquiétante. Prenez Beethoven, Mascagni, Tchaikovsky ou pire Khachaturian. On ne les entendrait pas dans une telle logique.
ENTER THE VOID ne prône rien, ne vend rien, il est, tout simplement. Mais être ENTER THE VOID, c’est aussi être un des plus grand chef-d’oeuvre de l’histoire du cinéma; si contestable aujourd’hui (ce qui est terrible) et donc probablement incontesté demain (ce qui est encore pire).
Cinéma, Littérature & essais »
Introduction à la vie comique
Qu’une chose soit claire, Comédie, mode d’emploi, livre d’entretien d’Emmanuel Burdeau avec Judd Apatow ne tente pas de rivaliser de drôlerie avec les films produits ou réalisés par ce dernier, il évite aussi une dissection méthodique de son comique et au final ne cerne même pas précisément la personnalité multiforme de Judd Apatow. Mais ce sont bien là les qualités du livre dont une analyse ingénieuse fait guise d’introduction (échappant ainsi aux agaçantes introductions sous forme de note biographique) et dont le long entretien arrive à dévoiler beaucoup de Judd Apatow mais aussi à en suggérer encore plus.
Cinéma, DVD/video »
Retour sur la planète Pandora pour répondre, affiner, ou voir d’un autre angle ce qui est aujourd’hui le film qui a rapporté le plus d’argent de toute l’histoire du cinéma (merci à la technologie 3D dont les excedent de coût lors de l’achat d’une place représente 80 % des recettes uniquement aux Etats-Unis).
Un texte qui s’ajoute à un premier donc et tente de focaliser plus précisement les problèmes du film tout en évitant les dérives habituelles se concentrant sur l’aspect visuel ou du film comme « expérience » (soit une majorité de ce qu’on peut lire dans la presse, spécialisée ou non).




