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CHARTE EDITORIALE |
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Reconnaître la beauté d’une chose c’est s’en rendre digne. Si Stardust Memories se consacre à l’étude du cinéma sous toutes ses formes, c’est dans un désir d’accueil des points de vue les plus différents. Néanmoins la beauté du cinéma mérite une certaine assiduité à s’en « imprégner ». Loin de nous le désir de donner une quelconque explication à tel film ou tel phénomène cinématographique. Ce que nous n’acceptons pas, par contre, c’est un survol superficiel, même analytique, d’une œuvre à l’instar de la quasi-totalité de la critique cinématographique qui se suffit de raccourcis ne donnant au final lieu qu’à d’infantiles et trop personnels jugements de valeurs.
Nous demandons donc, dans un article, une approche sérieuse. Cela ne signifie pas pour autant s’en tenir à une écriture aride. Au contraire, toute preuve de caractère par le ton ou la forme est non seulement bienvenue mais sera chaleureusement accueillie. Quoi qu’il en soit, le ton ne devra pas verser dans la familiarité ou dans les allusions privées. Il ne s’agit certainement pas d’être fade dans la retranscription de son ressenti, mais il est primordial de toujours garder une certaine distance avec le lecteur, afin de choir dans la tonalité fanzine qui ne correspond pas à l’ambition du magazine ou du site. Concrètement, toute accumulation outrancière de mots familiers, toute auto-valorisation complaisante, toute apostrophe faussement complice adressée au lecteur, toute attaque personnelle, sont à bannir. Rappelons à l’instar de Flaubert, que l’auteur doit être à la fois invisible et partout dans son texte. C’est par le développement et le contenu de ses idées que le rédacteur s’affirme, par la relative mise en danger que cela implique, non dans des injonctions potaches et une décontraction péremptoire.
Plus concrètement encore, tout article devra mettre en valeur la pertinence de sa problématique. Si Stardust Memories prend le risque de suivre l’actualité cinématographique, et donc de critiquer des films avant leur sortie en salles et après une seule et unique vision, c’est dans un désir de faire front au développement cinématographique « sur le terrain » et non de transmettre une opinion visant à diriger le spectateur vers tel ou tel film. Il existe de mauvais films mais il n’existe pas de films inintéressants. Le rôle que nous nous donnons, face à l’actualité cinématographique, est de problématiser l’intérêt de tel ou tel film, bien sûr initialement dû à un ressenti personnel (et donc tout rédacteur devra faire preuve d’un intérêt plus qu’éphémère pour son sujet) mais qui ne s’arrête pas à la retranscription de celui-ci pour autant. Cela nous laisse, bien entendu, dans l’impossibilité de couvrir toute l’étude de l’actualité cinématographique mais ceci n’est et ne sera jamais notre désir. « Critiquer demande du courage, parce que c’est choisir l’inconfort, désécuriser l’acte d’écriture. » (voir cet article). Toute critique devra prendre ce risque, l'assumer et l'expliciter. Ainsi toute critique se penchera très naturellement vers l'analyse et la recherche, rationalisant ses méthodes, s'éloignant de la simple critique empirique.
Au delà de ces orientations, il va sans dire qu’un soin tout particulier devra être apporté à la forme des articles. Les indications suivantes ne visent pas à enfermer les rédacteurs dans un carcan qui nivellerait leur style propre, mais à homogénéiser une approche générale. Tout rédacteur désirant écrire dans Stardust Memories s’engage de ce fait à respecter les points suivants sous peine de se voir refuser la publication ou la mise en ligne de ses articles.
Daniel Dos Santos Rédacteur en chef
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Stardust Memories © 2005-2006 |