Critiques


 

Mary – Abel Ferrara

Mary – Abel Ferrara

Liquidons un malentendu : il n’est pas question de foi, mais de sentiment religieux, ce qu’E. M. Cioran appelle « la vibration intérieure » qui « indépendante de quelque croyance que ce soit, vous projette en Dieu et quelquefois au-dessus. ». C’est dire si le film te touchera par-delà tes convictions personnelles, cher spectateur. Mary nous rappelle que le propre d’un artiste n’est pas de nous livrer une vision du monde – c’est le travers de nombre de réalisateurs qui confondent art et opinion, suivis en cela par nombre de critiques – mais bien une totale reconfiguration du réel qui procède par grands bouleversements des perceptions et des connaissances.

Ariane – Billy Wilder

Ariane – Billy Wilder

Le cinéma hollywoodien classique est un cinéma de la réification. Loin d’être un reproche en soi, cette idée ferait plutôt deux compliments primordiaux au film de Billy Wilder de 1957, Ariane. Le premier, elle permet, une fois n’est pas coutume, de délivrer « les vieux films » de leur subordination par la critique à leur contexte historique. Soit particulièrement ce qui rend ces vieux films plus « vieux » que « films ». Deuxièmement, elle libère Ariane de ses simples prouesses et inventions techniques (par ailleurs épatantes) qui une fois de plus font perdre son actualité au film au nom d’un rapport d’opposition cinéma classique / cinéma contemporain qu’il va nous falloir désormais mettre de côté.

Analyses


 

Crash ! – J.G. Ballard

Crash ! – J.G. Ballard

Dimanche 19 avril 2009, l’écrivain J.G. Ballard, âgé de 78 ans, décédait d’un cancer de la prostate. Quelques semaines auparavant, nous lui rendions déjà hommage en reconstituant une préface morcelée et jamais éditée dans son intégralité, celle de son plus fameux roman : Crash !

Cette préface écrite par J.G. Ballard pour son roman Crash ! s’appuie sur deux sources : l’édition française du roman en poche dans la collection « Folio » et la retranscription partielle qu’en a fait Le Magazine Littéraire dans son numéro consacré à la science-fiction (n°88) datant de mai 1974 à partir de la première édition française, chez Calmann-Levy. Chacune de ces sources semblant incomplète, le texte intégral de Ballard reste inaccessible. C’est pourquoi, il nous est venu le désir d’offrir la version la plus complète possible de ce texte, et ainsi d’en offrir une version unique.

Godard et la passion du ratage

Godard et la passion du ratage

« Duras : […] ça m’a fait plaisir qu’on se revoie.
Godard : Moi aussi. C’était bien, c’était nécessaire.
Duras : On a quand même dérangé la télévision !
Godard : On est fort pour ça. C’est comme deux rochers qui font appel à un entrepreneur. Mais il me reste un sentiment d’insatisfaction : celui de n’avoir pas pu faire ce que je sais faire et toi de n’avoir pas fait assez ce que tu ne sais pas faire.
Mais c’est déjà ça. »
Duras/Godard, 2 ou trois choses qu’ils se sont dites, émission Océanique 28 décembre 1987

Entretiens


 

Aucun résultat

La page demandée est introuvable. Essayez d'affiner votre recherche ou utilisez le panneau de navigation ci-dessus pour localiser l'article.