Shutter Island – Martin Scorsese
Scorsese en son royaume
.
« Something familiar ? »
Le cinéma rend-il fou ? Certes pas. Mais il s’accorde à la matière de nos rêves, de nos angoisses. Il est hallucination.
Pardonnez-moi cette totale indiscrétion, mais il n’y a pas si longtemps, je faisais, moi aussi, un rêve. Une catastrophe naturelle (l’éruption d’un volcan sur l’île de la Réunion, où je n’ai par ailleurs jamais mis les pieds) me poussait avec d’autres, amis, parents, inconnus, à prendre la fuite pour nous mettre à l’abri d’une lave bouillonnante d’un orange vif, en escaladant des parois rocheuses, plus proches néanmoins de celles de nos plages bretonnes que des abords de Shutter Island. Arrivée à un endroit sûr, j’ai voulu me retourner pour ressaisir le danger auquel j’avais échappé, constater le désastre, compter les vivants et les morts. Ce devait être à vrai dire un parfait un plan de fin, suspendu et chargé d’inquiétude. Brusquement, ou peut-être doucement, un noir, un vrai noir, s’est abattu, et sur ce noir, s’inscrivit en lettres blanches cette mention : « A la mémoire de X… » (un être cher). C’était bien la fin du film. Par un curieux déplacement du point de vue – ordonné par mon propre cerveau – qui me fit passer instantanément de la position de protagoniste affolé à celle de spectateur omniscient, je compris aussitôt que cette personne, laissée par nous à la traîne, « oubliée » dans les débuts balbutiants d’un rêve encore informe, était en fait morte dans l’éruption. Je me réveillai, peut-être en sueur.
Et, non, je n’avais pas encore vu Shutter Island. Mais tellement d’autres films…
Shutter Island, donc, serait tout entier affaire de point de vue. Point de vue du personnage interprété par Leonardo Di Caprio, Teddy Daniels, auquel on est amené à s’identifier, et dont on adopte la perception malade. Dès lors, bien sûr, le pacte avec le spectateur est plus subtil que ce simple enjeu de la relecture, du fameux twist qui amène in extremis à tout reconsidérer, puisque la perception de Daniels sème constamment les indices, pour le spectateur, d’une déformation de tout. La position du spectateur n’est donc pas de pure identification, mais bien plus celle du trouble provoqué par cette identification. D’où vient que, malgré l’évidence de son délire, nous soyons incapables d’en débrouiller les fils ? A mesure que le film avance, nous voilà suspendus à cette question bien plus qu’à la résolution d’une intrigue de plus en plus insaisissable. Voir le film une deuxième fois permet d’apprécier la grande précision de ce jeu illusionniste : le « jeu de rôles », l’envers du décor, la sollicitude de figures d’abord perçues comme inquiétantes, jusqu’au désœuvrement de figurants enrôlés dans une vaste supercherie, tout cela est si manifeste que l’on se demande comment on a pu presque-y-croire (quelle expérience merveilleuse, au demeurant, que ce presque-y-croire). Il y a là une grande foi, et un admirable contrôle de l’effet Koulechov. Cette histoire de point de vue n’est en fait qu’un tout petit point de départ, une sorte de moyen nécessaire. Plus que le point de vue, le film interroge le pouvoir de fascination de l’image, voire la fascination elle-même, fascination qu’on découvre active, comme toute perception est active et indique la position de l’individu dans le monde, sa manière de l’habiter.
Quelles images ? Traumatisme, choc, mémoire, se trouvent ici associés à l’image cinématographique elle-même, en tant qu’elle imprime, elle aussi, notre rétine, pour informer nos propres modes de représentation. L’intuition géniale du film, adaptant ce qui au départ est « seulement » un roman, est, pour le passage à l’écran, de manifester ce lien, où la mémoire cinématographique s’entend moins comme patrimoine culturel et répertoire de citations (ce serait méconnaître le propos du film que de n’y voir qu’hommage « en passant » et recréation appliquée), que comme un terreau de l’imagination individuelle et collective, un réservoir de formes à nos hantises, jusque dans ses ruses parfois les plus grossières. Tout, dans Shutter Island, évoque donc des images déjà-vues, parfois très identifiables comme faisant référence à un film particulier, parfois purement évocatrices d’une époque, d’un genre ou d’une esthétique cinématographiques déterminés. Mais plus que de citations, il faudrait parler ici de réminiscences. Souvenons-nous, dans Vertigo, du corps d’un homme projeté dans le vide et de son dessin géométrique. C’est déjà, dans le film d’origine, une image traumatisante qui génère des hallucinations pour le personnage de James Stewart. Quand Teddy Daniels découvre au bas des falaises le corps de son coéquipier Chuck Aule, le projet magnifique de Shutter Island pourrait s’écrire ainsi : ré-halluciner ce « patrimoine » d’un genre particulier que sont les films, faire advenir le corps plié de Vertigo non comme citation, mais à nouveau comme hallucination.
***
Mise au point
On pourrait certes déplorer, et certains ne manqueront pas de le faire, la clôture du film sur lui-même, la transformation d’une méditation funèbre sur la culpabilité en un simple jeu de pistes cinématographique. L’unification par un film-cerveau de régimes d’image réputés inconciliables, si ce n’est même irréconciliables (Dachau et la série B). Ce serait un procès absurde. Ce que montre le film, de manière toujours assez évidente, c’est justement un état de confusion entre différents niveaux de culpabilité, réelle ou imaginaire. On ne peut certes pas assimiler l’expérience de la libération des camps à celle d’un drame familial, ni encore moins à celle de la vision de King-Kong – quoique tout cela puisse atteindre la même personne, et peut-être un jour se confondre chez un être atteint de psychose. Ainsi Teddy Daniels, qui ne reconnaît pas être l’assassin de sa femme ni avoir jamais eu les enfants dont il pense profondément, en fait, être le véritable meurtrier, prétend porter par contre sur ses petites épaules la culpabilité impossible à nommer des crimes qu’il a découverts en tant que soldat de l’armée de libération américaine. Soit les camps d’extermination, mais pas seulement : les crimes de guerre, le spectre d’Hiroshima ne sont pas loin. La psychose de Daniels est donc ce qui lui fait halluciner, par exemple, la mort de sa femme comme une mort par asphyxie (« tuée par la fumée »), suivie une désintégration de son corps par combustion, sa réduction à un tas de cendres, métaphore explicite des chambres à gaz et des fours crématoires. Elle est ce qui lui fait voir sa propre fille, dont il a pourtant oublié l’existence, parmi les victimes des camps. Parmi les patients-prisonniers de l’hôpital-prison, dont les corps abîmés évoquent les survivants d’on ne sait quel cataclysme, court une véritable obsession, la peur du dehors, du retour sur le sol américain, dans un monde où existent ces bombes d’un genre nouveau. Tout cela sur une île maléfique, où règne quelque monstre à visage humain.
Il est donc question, ici, fond et forme étroitement mêlés, de mise au point. Mettre un terme au régime hallucinatoire de l’image, déchirer le voile, ce sera aussi distinguer entre ces niveaux de culpabilité. Il y a deux étapes dans le réveil ou le dégrisement de Teddy Daniels : la première, pour cet ancien GI et ex-Marshall qui croit encore posséder sa plaque et son révolver, est de découvrir et admettre, ou tout au moins comprendre, sa part d’impuissance (c’est l’attendu et pourtant déchirant « What did you do to my gun ? »). La seconde est, pour enfin coïncider avec lui-même, de reconnaître sa responsabilité individuelle, sa culpabilité de père et de mari. Reconnaître enfin le visage de sa propre fille, faire le point, séparer les plans.
***
Scorsese au pas de charge
Mais s’il faut séparer les plans, une question reste en suspens : Shutter Islandest-il l’histoire d’un fou, ou celle d’un détective ? Celle d’Andrew Laeddis, ou celle de Teddy Daniels ? Film-cerveau ou film-enquête ? Il ne faudrait pas que le caractère perturbant du premier genre éclipse l’appartenance égale du film au second, point d’équilibre remarquable qui contribue à sa manière à définir l’esthétique scorsesienne creusée depuis The Aviator et The Departed. Ainsi l’identification à Teddy Daniels n’est-elle pas désavouée, mise à bas par la fin du film. Elle n’est pas à proprement parler une ruse. Elle se trouve même, comme nous l’avons dit, au cœur de son projet esthétique.
Teddy Daniels est sur Shutter Island pour mener une enquête. Teddy Daniels est flic, et il sait a priori déchiffrer, tirer les fils de la vérité. Pourtant il apparaît bien plus, on l’a vu, comme celui qui chiffre, code, selon la grammaire toute prête de films de série B, qui adhère à son délire paranoïaque. Quel film-enquête est donc Shutter Island ? On se souvient d’une séquence du Zodiac de David Fincher, monument contemporain du genre, qui, alors même que le protagoniste se fourvoyait dans une fausse piste, forçait soudain l’identification au personnage jusqu’à faire étinceler les codes narratifs et cinématographiques comme autant d’indices, au sein d’une cave où il était par ailleurs question de projection cinématographique et de fascination pour un film, A dangerous game.[1] C’est un peu comme si Scorsese s’était emparé de cette unique séquence, pour en faire un film hystérisant ce sous-texte, transformant la cave de Zodiac en une île-cinéma d’un genre bien particulier.
Le relief de l’indice, et son corollaire, la paranoïa du sujet percevant, c’est ce qui est admirablement utilisé par Hitchcock, abondamment convoqué ici, jusqu’à produire des images de pure charge, gros plans d’objets (bien souvent) où la charge signifie alors, dans un sens dynamique, potentiel, puissance, un magnétisme qui excède le sens qu’on croit pouvoir lui donner, insinuant, plus que la certitude, le soupçon. Il semble que Scorsese définisse peu à peu sa propre esthétique de la charge, où il condense quant à lui à peu près tous les autres sens que l’on pourrait donner à ce mot. Une esthétique frontale et littérale où la charge de l’image se fait poids, excès, caricature ou agression. C’était déjà, par excellence, le dernier plan de The Departed, un gros rat courant devant la coupole du Capitole. Quel film était d’ailleurs The Departed ? D’une entreprise de remake d’un film tout entier de pure efficacité de style, Scorsese faisait naître un film déroutant, vaguement monstrueux, où de pures figures agrégées – un agrégat qui prenait le contre-pied absolu de l’unité formelle du film d’origine – se livraient à un jeu de massacre confinant à l’absurde. Traversé de part en part par une sécheresse nihiliste, le film avait tout d’un geste radical de mise en crise d’un modèle.
L’illusion provoquée par Shutter Island, ce repli du film vers l’image, l’identité qu’il finit par créer entre figuration et représentation, entre le dessin et son exhibition, placent le cinéma lui-même au cœur d’une entreprise, non pas nostalgique, de recréation (de même la nostalgie de The Aviator, si elle existe, désigne en fait la conscience de l’échec d’une telle position, sa tentation et son refus), mais, à la fois hystérique et profonde, d’interrogation. La forme se donne à voir non pas comme grand ordonnateur du sens, mais comme la résultante d’une déroute du sens qui informe. Il y a, dans Shutter Island comme dans nos rêves, une prévalence du symbole ou de l’indice, qui d’une certaine manière précède le sens. La forme est fondamentalement, positivement malade de son rapport au sens, si l’on peut le formuler ainsi [2]. Ce qui fait au passage de Scorsese un auteur au sens le plus strict du terme, puisque les paradigmes de sa mise en scène, pour référentiels qu’ils soient, ne sont valables que pour lui, au sein d’un projet qui fait tenir ensemble la forme et l’informe.
Toutes choses qui nous feraient volontiers affirmer que Scorsese est entré, avec ses derniers films, dans une des périodes les plus complexes et les plus passionnantes de son cinéma.
Florence Maillard
[1] Je cite ici ce que j’écrivais alors à propos de cette séquence : « Ainsi l’effroi de Graysmith, trompé par son imagination lors de sa visite chez le projectionniste, devient jubilation du spectateur qui, s’étant approprié les ressorts de l’enquête, saisit les même signes en même temps, et voit le traitement formel répondre (plutôt que devancer) à son intuition – ultime séquence d’illusion et point de bascule définitif qui achève d’éloigner le film de toute entreprise de reconstitution, mais le désigne bien comme entière recréation, hallucinante composition, manifeste des puissances du cinéma et de la fiction. »
[2] Si les derniers films de Scorsese sont malades, comme on le lit souvent et comme j’ai pu moi-même le dire, ce n’est pas malgré eux, ou malgré leur metteur en scène.



J’ai lu je ne sais où qu’on traitait « d’immoral » (au sens rohmerien) le travelling sur les nazis assassinés. Voilà qui répond à cette accusation (parce qu’il faut bien se rendre compte que c’est la caméra qui tue les nazis, pas les mitraillettes). Et plus qu’une confusion entre culpabilité réelle et imaginaire (on ne sait jamais dans un cas comme dans l’autre ce qu’il se passe vraiment), j’aurais parlé avant tout de confusion entre culpabilité personnelle et historique (d’où la question qu’on pourrait soulever et qui fait peut-être que les gens n’aiment pas ou trouvent incohérent ce film : cette caméra qui assume parfois la forme du Mal absolu, c’est qui ? le spectateur ?). Enfin, cette question de culpabilité historique tu l’insinues quelques lignes plus loin d’ailleurs. Et c’est probablement le sommun du récit Orphéen. Une fois en enfer, il n’a plus de hiérarchie dans le mal. (aahh, le mythe d’Orphée, pourvoyeur de films géniaux. Je ne sais plus qui a dit qu’un grand récit est un récit faustien, mais pour moi, certainement, un grand récit est un récit orphéen… enfin, c’est en soi déjà très faustien, Orphée alors…)
J’aime de plus en plus ce petit bout de film (et le joli article qui l’explicite). Pas le plus réussi, mais certainement un des Scorsese les plus courageux.
Salut.
J’ai vu le film hier soir et je suis encore sous le choc. Pourtant je connais Scorcese depuis Taxi Driver et j’ai vu ses films précédents…
Shutter Island montre le travail créatif d’un vrai metteur en scène comme Godard, novateur et non pas répétiteur. Cette façon d’aborder des thèmes comme la paranoïa de la Guerre froide, le Maccartisme tout en citant les bombes A et H, leurs effets, explosion-implosion, Hoover, les anagrammes, , les nazis exfiltrés… Tout montre le talent d’un cinéaste qui ne se base pas pour construire un scénario sur des expériences autobiographiques mais … se renouveler.
Je pense au mal dit du film: Hitch, flash… Tout est utile dans ce film qui me fait penser à une oeuvre picturale de l
Daniel: Oui, on a tendance à faire dire à Rivette (Rivette et non Rohmer!) le contraire de ce qu’il a dit : je suis d’accord avec toi, si « le travelling est affaire de morale », c’est bien le cas de celui-là. il ne s’agit pas de pousser des cris à chaque utilisation du travelling, mais de se demander ce qu’il peut signifier.J’ai d’ailleurs intitulé mon paragraphe « mise au point » parce que, outre que je voulais parler de cette confusion effectivement « infernale » entre les plans, je répondais aussi par avance aux réactions du type de celle que tu évoques.
Tech: sans vouloir te faire dire ce que tu n’as pas dit, je trouve le rapprochement avec Godard très intéressant, parce qu’il me semble qu’on trouve chez ces deux cinéastes une forme de cinéphilie souffrante, l’idée que la question du mal et celle de l’image cinématographique sont peut-être, pour un cinéaste et un homme du 20e siècle, intimement liées. Bien sûr ils explorent cette question de manière bien différente.
vos points de vues sont passionnants. Je m’interroge sur un détail à propos de Teddy. Pourquoi a t’il décidé de passer à la méthode dure (en référénce à la discussion sur les marches des escaliers avec son coéquipier/Médecin ?).
Ce que me renvoie ce film c’est l’approche scientifique, le travail d’un psy essayant de faire sortir le patient d’une folie, le faire sortir de cette boucle. Teddy a réalisé, c’est à ce moment que j’ai senti que la machination n’avait pas de sens.
Afin de ne pas me tromper, ne pensez vous pas que le sens du film était également orienté sur ce sujet principal ? Que deviennent les fous ? Comment peut on juger qu’une personne peut être réhabiliée où non ?
Suis je Hors Sujet ou vraiment fou ??
:-)
@noor: « Pourquoi Teddy a-t-il décidé de passer à la méthode dure? » Effectivement cette fin aurait méritée d’être explicitée dans mon article, merci donc de me donner l’occasion d’y revenir.
Il y a certainement plusieurs niveaux de lecture: a priori pour ne pas risquer de régresser à nouveau, comme une forme de suicide.
Cela dit ce « suicide » pose effectivement question, puisque d’une part il amène non pas à la mort mais à une autre forme, radicale, de régression, et d’autre part il apparaît comme une victoire finale du mal, comme si pour s’extraire de la boucle et prendre acte de la conscience toute neuve de sa culpabilité individuelle, Teddy se rendait malgré tout et volontairement (par cette volonté retrouvée) complice d’un système oppresseur. C’est le profond pessimisme du film : Teddy choisit par ce geste de se situer hors du seul combat réel qui semble se jouer sur Shutter Island, combat entre les différentes formes de psychiatrie (on peut d’ailleurs aussi penser que la manipulation de Teddy, présentée par les médecins comme une méthode humaine, a été vécue par lui comme une autre forme de violence et d’oppression).
Je dirais que le film par cette fin pose la question que se posait Teddy alors qu’il était encore sous l’emprise de la folie, ce qui faisait de lui également une sorte de voyant: à quel moment et à quel niveau l’individu se rend-il complice ou coupable de ce qui se joue, dans le monde, en dehors de son drame personnel ?
Teddy choisit finalement de ne plus rien voir ni savoir.
[...] en pistes avortées ou d’avancées très lentes vers la vérité, que ce soient Scrosese avec Shutter Island ou Polanski avec The Ghost-Writer, tout ce raccroche au faisceau fictionnel d’un même phare : [...]
Bonjour,
J’ai suivi la discussion et le sujet avec beaucoup d’attention, au début la seule chose qui m’intéréssais c’était le sens de l’histoire, savoir si oui ou non le « héro » est fou?
Mais ici je découvre encore d’avantage sur certains détails qui semblent ne rien vouloir dire où n’être là que pour l’esthétisme du film et finalement non tout cela à un sens…C’est ce que j’aime chez Scorsese le sens du détails!
[...] retour et initier un tout nouveau processus d’oubli (Inception est à tel point jumeaux de Shutter Island qu’il pourrait en être la suite symbolique) ; l’oubli n’est jamais définitif. [...]
Moi ce que je ne comprends pas, c’est les derniers mots de Teddy.
quand il parle de « vaut-il mieux vivre en monstre ou mourir en homme bon ? » quelque chose comme ça. si il dit ça, c’est qu’il
Il parte pour le lobotomiser, mais on a l’impression qu’il accepte ce sort…
Car ce qui est sûr c’est que depuis la scene d’arrivée du ferry Teddy est le patient. Puisque son psychiatre galère à sortir son arme, normal puisqu’il n’est pas de la police.
Teddy choisit en effet son sort c’est à dire sa mort. Livré maintenant à lui-même, sans aide, sans traitement et la culpabilité à fond le tapis, il préfère y mette un terme et se suicider (lobotomiser). Lorsqu’il est Laetis il devient monstre mais lorsqu’il devient Marshall Teddy, il est celui qui est au service du bien, un héros celui qui fait la lumière sur un monde noir qui rend servile.
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#41 – Fev 2010
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