Articles avec les mots-clés: cannes 2009
Cinéma, DVD/video »
L’emphase est-il débauche ? Ce n’est peut-être pas la question la plus importante que l’on doit se poser concernant ENTER THE VOID mais assurément la première. Que le film soit emphatique et cohérent est effrayant, mais principalement pour des raisons idéologiques. Face au film, nombreux spectateurs (à Cannes notamment) ne se posèrent pas la question : « puis-je accepter un tel film ? » mais « est-ce que je rejoins la conception du monde (donc du cinéma) d’un tel film ? » Comme si d’emblé, le film était fortement idéologique et qu’une telle vision du monde, trop forte, trop volontaire, était immorale.
Cet « hymne à la modération » de la mauvaise critique du film, reste tout de même inquiétante. Prenez Beethoven, Mascagni, Tchaikovsky ou pire Khachaturian. On ne les entendrait pas dans une telle logique.
ENTER THE VOID ne prône rien, ne vend rien, il est, tout simplement. Mais être ENTER THE VOID, c’est aussi être un des plus grand chef-d’oeuvre de l’histoire du cinéma; si contestable aujourd’hui (ce qui est terrible) et donc probablement incontesté demain (ce qui est encore pire).
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Et soudain… le vide. On n’aurait pas pu rêver mieux comme titre, tant il reflète le contenu du dernier film de Gaspar Noé, qui s’attaque cette fois à l’espace inexploré entre la vie et la mort. Enter the Void est une sorte d’ovni de cinéma, un trip psychédélique au point de vue subjectif et omniscient, qui tout à la fois surprend, choque, fascine, mais –ce qui est bien dommage- dont le discours simpliste irrite aussi.
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A Nankin, vagabondages et tromperies : la femme de Wang Ping le fait suivre par Luo Haito, dont la compagne Li Jing connaît une aventure avec son patron M Ming. Luo découvre vite que Wang Ping entretient une relation homosexuelle avec Jiang Cheng, et finit lui aussi par tomber sous le charme du séducteur. Jiang Cheng oublie alors Wang Ping, fuyant les complications provoquées par la femme de ce dernier, et forme un étrange trio amoureux avec Luo Haito et Li Jing.
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I love you Phillip Morris, qui conte l’histoire d’amour fou entre un menteur invétéré et un jeune perdreau naïf, à l’arrivée n’est ni une rigoureuse fiction du mensonge, ni vraiment une simple love story. C’est quelque chose comme la ruine de ces deux éléments, adossés l’un à l’autre dans une étreinte presque toxique. La piste [...]
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Jane Campion s’attaque ici à l’Amour. Après La leçon de piano (The Piano, 1993), ou même In the Cut (2003), il s’agit ici d’amour romantique, dont la figure principale est le personnage le plus à même de remplir cette fonction de l’amant du XIXe : le poète, et l’un des plus fameux d’entre eux. Le film rend hommage à un amour passionnel et condamné d’avance, tout comme à la poésie de John Keats, dont les fragments de poèmes sont cités fréquemment et bien à propos. Jane Campion ose s’attaquer à un sujet délicat puisque difficile à traiter au premier degré sans verser dans le sentimentalisme débordant.
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Bennie, sur le point d’avoir dix-huit ans, débarque chez son frère aîné, Tetro, qu’il n’a pas vu depuis des années. Tetro vit désormais en Argentine, avec sa nouvelle compagne, Miranda. Il ne veut plus entendre parler de son passé et surtout pas de son père, illustre chef d’orchestre vivant aux Etats-Unis. Petit à petit Bennie [...]
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Que penser de « Vincere, ou le tragique destin de la
maîtresse cachée de Mussolini » ?
C’est la brève description que l’on rencontre un peu partout. Sans en savoir vraiment davantage, mis à part que Bellocchio est un réalisateur d’un certain âge, reconnu, on pourrait croire qu’un tel film chercherait à mêler histoire et glamour, en rendant plus humain [...]
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Tarantino is back
Il faut l’avouer, Death Proof, précédent opus de Tarantino nous avait grandement déçu. Trop lent, trop décousu, trop répétitif, trop peu d’idées, trop peu de substance. C’est aujourd’hui oublié avec ce 7ème film, sobre et déterminé, poétique et drôle, imaginatif et triste. Inglourious basterds.
L’énergie de Tarantino, ce n’est pas celle d’une violence burlesque, explosive et inattendue, c’est celle d’une endurance dramatique assez peu commune. Chaque scène se déplie très lentement pour faire grandir une tension qui sera relâchée au moment exact où elle lorgne vers l’ennui. Peu de cinéastes savent jouer sur le temps comme Tarantino en joue dans Inglorious basterds, peut-être qu’il n’y en a qu’un seul finalement, celui qui hante le film de Tarantino dès la première scène (et surtout pour celle-ci), soit Sergio Léone.
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Des ballons attachés à sa maison, Carl Fredricksen s’envole à l’aventure. Une histoire de promesse à tenir.
Le nouveau Pixar, qui a fait l’ouverture du dernier festival de Cannes, aura l’avantage de partir d’un principe extrêmement poétique…
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Elles poussent au milieu de la pierre ou dans le goudron, c’est-à-dire là où elles ne devraient pas. A l’image de ces herbes folles, les personnages du film d’Alain Resnais font ce qui ne doit pas se faire et disent ce qui n’a pas lieu d’être dit.
« Quand je serais un chat, j’aurais le droit de [...]
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Retour dans l’âge ingrat
Cette année (comme tous les ans), « la Quinzaine des réalisateurs » a révélé de bien bonnes surprises, notamment « les Beaux Gosses » premier film très réussi du dessinateur de BD Riad Sattouf. A commencer par l’affiche, pour ceux ou celles qui l’ont ratée, enchanteresse: sous le titre écrit en gras l’expression prodigieusement ahurie de [...]
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Ribambelle funeste
Le ruban blanc, c’est le signe de la pureté et de l’innocence des enfants. Noués par les parents dans les cheveux des petites filles ou aux bras des garçons, le bandeau de tissu devait être une piqûre de rappel de bonne conduite pour les rejetons de ce petit village de l’Allemagne du Nord protestante. [...]
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Retrouvailles
Alain Cavalier, c’est quelqu’un de discret. Il est là, dans son coin, avec sa petite caméra vidéo. Il n’embête personne et ne cherche même pas à s’imposer comme cinéaste, c’est dire. Alain Cavalier est un filmeur, puisque c’est ainsi qu’il se présente. Reste à savoir ce qu’il filme et pourquoi.
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Second life
Ken Loach fait-il désormais de l’esprit avec un ballon rond ? Que lui est-il arrivé pour prétendre viser des sourires sur les maximes franco-anglaises d’un rabatteur de crampon ? Pourquoi, après avoir si bien défriché nos impasses politiques, sociales et religieuses à travers des films âpres et sans concession, lâche-t-il la réalité du collectif au profit [...]
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La Grâce de l’inconfort
Avec le stéthoscope d’un Parker, le scalpel moins esthétisant qu’un Cronenberg, Audiard ausculte à la manière d’un Loach. Au bloc opératoire de cette virée carcérale : un estropié au sang neuf, Tahar Rahim, dont l’interprétation revêche et audacieuse donne raison à la méthode Audiard : celle de l’expérimentation.
Attention, expérimenter n’est pas faire de l’expérimental. Audiard a assez malaxé son matériau, torturer sa pate et doper le scénario pour savoir où il va. Son prophète n’abuse pas d’esthétisme rentre-dedans où la narration s’éclipse au profit d’une abstraction de formes. Au contraire, à partir d’une narration suffisamment travaillée (trois ans d’écriture), du personnage qu’elle engage, le cinéaste fait preuve d’un panache si rare dans notre cinéma national : celui de l’inconfort.




