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Les films de 2006 vu par Daniel Dos Santos |
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0. The Fountain de Darren Aronofsky Parce qu’il suggère un rapport à l’art comme science, à la science comme art et à l’homme comme passeur divin.
1. V pour Vendetta de James McTiegue Parce que James McTiegue et les frères Wachowski prouvent que le cinéma est aussi une science politique, qui plus est noble et riche de poésie
2. Munich de Steven Spielberg Réinvention à l’échelle mondiale de la notion de territoire (donc de frontière) à la fois s’inspirant de tout le cinéma américain et faisant somme de ses divergences pour mettre en évidence une triste conclusion : relations = confrontations
3. Déjà vu de Tony Scott Parce que l’explosion la plus immense et la plus brutale est capable d’engendrer un amour romantique et aussi d’en être la forme d’expression.
4. Shopgirl de Anand Tucker Mélodrame conte de fée de la vie ordinaire où la symbolique romantique sépare les corps mais unis les âmes
5. Little Miss Sunshine de Jonathan Dayton & Valerie Faris Parce qu’une comédie américaine indépendante à vocation populaire peut s’approprier les valeurs de l’Amérique, les renverser, être drôle et citer Proust
6. Marie-Antoinette de Sofia Coppola Film amateur, blockbuster, film historique, déclencheur de modes, film adoré et hué : le triomphe du décoratif n’aura jamais été aussi touchant et jouissif !
7. Good night and good luck de George Clooney Parce qu’il rappelle que l’image comme la parole, aussi esthétiques et esthétisantes soient elle, ne se suffisent et dépendent l’une de l’autre.
8. A scanner darkly de Richard Linklater Parce que comme Waking life, un rêve comme un mauvais trip ne connaît ni fin ni limites…
9. Cœurs d’Alain Resnais Pour avoir atteind une harmonie discrète avec une mise en scène aussi riche de signes que d'émotions.
10. Scoop de Woody Allen Pour ce grand acte comique et malhonnête qu’est de réduire systématiquement tous les drames d’une vie à leur unique fonctionnalité.
11. Hostel de Eli Roth La critique cinématographique la plus importante du 21ème siècle sur les Etats-Unis.
12. The Devil’s rejects de Rob Zombie Pour son poème sur la liberté que Zombie associe à une insolence et une frénésie rigoureuse toujours peu acceptées aujourd’hui
13. Shortbus de John Cameron Mitchell Parce qu’on aura jamais si bien chanté l’hymne américain
14. Pirates des Caraïbes 2 de Gore Verbinski Parce que la plus enfantine apologie du spectacle peut, pour une des rares fois dans l’histoire du cinéma, être brillante
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Stardust Memories © 2005-2006 |