WTF? #001 – Introduction, Oscars (encore)
WTF? means WHAT THE FUCK ?

Statistique inutile : il y a 100 % de chance que vous lisez cette phrase.
Pour toi, drogué des réseaux sociaux, micro-blogging et blog tout court. Habitué au narcissisme à la brêve de contoir, la vidéo marrante.
La cadence frénétique des images n’a jamais été aussi forte depuis l’apparition du web. Plus de « post » sans image, sans vidéo… Mais certainement des textes sans idée, sans propos, motivé par l’idée illusoire d’une certaine reconnaissance limité (c’est là sont aspect pathétique) à quelques dizaines, quelques centaines de personnes au mieux quelques milliers qui toutes font partie d’un schéma constellatoire de la blogosphère : les blogs populaires communiquent entre eux, échangent, et finissent inexorablement par partager les mêmes lecteurs. Cette communauté, tel un corps sans tête, n’est pas tant un moyen moderne d’échange et donc d’apprentissage qu’une méthode ayant pour objectif la conservation d’un certain individualisme, le développement serein d’un narcissisme qui s’exprimera librement, sans coupe, censure, retravail, refus… (soit les aléas d’une rédaction) ni sans doute, honte de soi, réflexion, tant l’ambition (assumée) se résume à écrire court certes, mais sur la plus vaste étendue de sujets possibles. Un « post » de plus de 2.000 ou 3.000 signes, on oublie. L’idée étant d’en écrire en moyenne un par jour.
Si le journalisme gonzo était avant tout une base de la contre-culture et une riposte imaginative à un journalisme traditionnel et conservateur bien loin de la réalité, les blogs se positionnent surtout contre la culture, visant majoritairement à disperser de la banalité.
Critique ≠ jugement
La blogosphère cinéma se positionne alors logiquement du côté de la critique empirique et sans fond, ignorante des bases culturelles d’une réflexion critique déjà vivante avant Deleuze (même si rares sont ceux qui s’oseraient à le citer, ou peut-on suspecter parfois, qui le connaissent) et incapable de se constituer une réflexion critique élaborée, ou de structurer de quelque manière que ce soit un regard critique complexe et référencé. Le nombrilisme règne, ayant pour conséquence ultime le repli sur soi et l’imperméabilité à la réflexion. Le mauvais côté de l’expérience est toujours la confiance en soi.
La question légitime qu’on est alors en droit de se poser est celle-ci : le blog n’est-il pas aujourd’hui la forme journalistique la plus industrielle (créer un blog, c’est rapide et gratuit) et finalement la plus commerciale possible.
C’est dans cette optique-là que débutera notre nouvelle rubrique, destinée à couvrir le champ d’action traditionnellement occupé par les blogs populaires, c’est-à-dire l’absurde, le déjanté, le superficiel, le nombrilisme. C’est-à-dire tout ce que l’univers culturel contemporain considèrerait, de droit, comme une poubelle de fragments et morceaux hétérogènes, pourrissant et si délicieusement fascinants. Espérons ainsi que nous nous ferons nous aussi de l’argent. Car n’oubliez pas, plus vous nous nourrissez, plus nous aurons d’excréments pour vous.
P.S. Si l’intéligence se proclame absente ici chez nous, c’est peut-être qu’elle est ailleurs. Amusez-vous bien, bon visionnage.
DDS
Oscars… toujours
1. Avatar est-il un film pour bébés ?
Le film de James Cameron est peut-être le film qui a ce jours à engranger la plus haute recette de toute l’histoire du cinéma (plus de 2,6 Milliards de dollars mais grâce à la 3D, ce qui doit nous faire 800 Millions pour un film normal), il sera reparti de la 65ème cérémonie des Oscars avec simplement quelques statuettes techniques, au profit du film de Katheryn Bigelow, l’ex de James Cameron, couronnée par 6 Oscars.

On aura beau reprocher au film de James Cameron son scénario et son idéologie, rien n’est plus parlant comme système critique que la parodie (lorsqu’elle est réussie)
Voici Bavatar
2. Marion Cotillard a de beaux yeux (elle sait)
Récompensée l’an dernier par l’Oscar de la meilleure actrice pour La Vie en Rose (en Français prononcez La Môme), Marion Cottillard fait encore parler d’elle avec notamment une chanson qu’elle interprète aux côtés du groupe Franz Ferdinand.
Mais aussi, parce qu’elle livre aux femmes américaines le secret de son succès outre-atlantique.
« To earn a man’s respect, you must make him look you in the eyes » Marion Cotillard
3. Christoph Waltz
Après Cannes les Oscars, Christoph Waltz (aka The Jew Hunter) remporte tous les prix pour son interprétation dans Inglorious Basterds. Mais d’où vient-il vraiment ? Quels films a-t-il fait auparavant ?
4. Les affiches officielles (enfin) des nominés 2010 du Meilleur Film
Redonnons un semblant d’honnêteté aux nominés 2010 à l’Oscar du Meilleur Film, donnons les affiches qu’ils méritent










source : college humor











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